Les années 1980 ont été dominées par deux des géants des Echecs. Et ce cycle 1988-1990 ne change rien. Pour disputer un championnat du monde, il faut que son nom commence par la lettre K. L'opposition est encore trop tendre.
Les années 1980 ont été dominées par deux des géants des Echecs. Et ce cycle 1988-1990 ne change rien. Pour disputer un championnat du monde, il faut que son nom commence par la lettre K. L'opposition est encore trop tendre.
Le premier match Karpov-Kasparov avait été interrompu au bout de 6 mois de lutte et un autre match entre les deux joueurs débuta en septembre 1985. Le cycle des candidats au championnat du monde 1987 était déjà bien engagé et lorsque Garri Kasparov remporta la 24e partie du second match, le tournoi des candidats venait de s'achever. Avec un match revanche en prime, c'est tout un cycle qu'il a fallu modifier.
Lorsqu'Anatoli Karpov remporte -aisément- son championnat du monde contre Victor Kortchnoi, en novembre 1981, on sait déjà qu'un homme est en mesure de contester sa suprématie. Il a 12 ans de moins que lui, il est issu de la même formation que lui -l'école Botvinnik- et c'est un jeune prodige issu de la marge de l'empire soviétique : il s'appelle Garri Weinstein Kasparov. Mais il faut aussi franchir les marches vers la finale du championnat du monde. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne lui a pas facilité la tâche, y compris (et surtout ?) au sein de sa propre fédération.
Les années 1970 sont marquées par l'affrontement entre Anatoli Karpov et Victor Kortchnoi. Celui-ci, voyant qu'il est défavorisé, a fait le pari de quitter l'URSS en 1976. En 1978, les deux joueurs s'affrontent dans un championnat du monde surréaliste, finalement gagné par Karpov. Mais Kortchnoi n'a pas dit son dernier mot, d'autant plus que la concurrence n'est pas non plus exceptionnelle.
Le monde des échecs avait eu son moment de gloire avec la politisation du match Fischer-Spassky en 1972. Après le retrait de l'Américain, tout semblait rentrer dans l'ordre. Mais la défection d'un homme, frustré de ne pas aller au bout de son rêve, empêché par un régime politique qui a choisi un jeune homme de 20 plus jeune, fait revenir le politique dans le monde des 64 cases. La rage de vivre de Victor Kortchnoi, sa rage de vaincre finit par emporter tout sur son passage.
La victoire de Bobby Fischer au championnat du monde 1972 a été un choc, une humiliation pour les échecs soviétiques. L'heure était à la mobilisation générale ; il faut à nouveau gagner, avoir l'esprit de la victoire. C'est un enjeu idéologique. L'URSS avait déjà son espoir, celui qui allait assurer la relève. Mais on ne croyait pas qu'Anatoli Karpov (21 ans en 1972) pouvait rivaliser avec le génial américain dès cette époque, alors que ce dernier vient de détrôner Boris Spassky.
Entre deux épisodes qui relatent les cycles des candidats précédents, je vous propose de revenir sur les tournois des candidats et candidates qui se sont terminés à Pegeia à Chypre. Ces deux tournois nous ont proposés des scénarios opposés dans leur déroulement.
Le cycle 1971 est un tournant majeur dans l'histoire des échecs. C'est celui qui voir Bobby Fischer s'engager dans le défi de sa vie. Un défi qu'il a longtemps repoussé par son attitude. Mais il est prêt à affronter l'armada soviétique.
En 1968, le prochain challenger de Tigran Petrossian doit être connu. Le favori est Boris Spassky, le précédent prétendant. Mais la concurrence est rude. Cependant, l'expérience acquise est précieuse pour repartir pour un nouvel assaut.
Boris Spassky nous a quittés il y a un peu plus d'un an, en février 2025. 60 ans plus tôt, il parvenait enfin à justifier le statut de prétendant au titre mondial qu'une participation précoce au tournoi des candidats (en 1956) lui avait donné. Mais les années suivantes ont été marquées par de cruelles désillusions. En ce milieu des années 1960, il semble avoir acquis la force mentale pour franchir le cap.
Les années 1980 ont été dominées par deux des géants des Echecs. Et ce cycle 1988-1990 ne change rien. Pour disputer un championnat du mond...